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La situation des droits de l’homme aux Philippines est peu enviable. Bien qu’officiellement, il n’y règne plus de dictature, la situation des droits de l’homme y est fort semblable à celle que le pays a connue du temps de la dictature de Ferdinand Marcos. Les femmes ne sont pas épargnées non plus. Les femmes et les enfants souffrent directement des violations des droits de l’homme mais aussi indirectement des conséquences de celles-ci : un climat général de répression, de violence et de peur, des évacuations forcées, la perte du soutien de famille lorsque le mari est enlevé ou assassiné, etc.
Gabriela est un regroupement national d’organisations de femmes qui défend les droits des femmes depuis plus de 20 ans. Pour répondre aux besoins des femmes philippines, ce mouvement relève les violations des droits de l’homme grâce à son réseau national de sections régionales. |

L’amélioration de la capacité du réseau national de Gabriela afin d’aider, à travers tout le pays, les femmes et les enfants victimes d’arrestations, d’emprisonnements et d’autres formes de violences physiques, morales et militaires. Gabriela leur offre un accompagnement médical et psychologique et les aide à bénéficier d’une assistance juridique.
Objectifs spécifiques :
| 1. |
La mise en place de comités de défense des droits de l’homme dans les 14 sections de Gabriela, réparties à travers tout le pays.
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| 2. |
Le renforcement de la capacité de ces comités à fournir des services effectifs et efficaces aux femmes et aux enfants victimes de violences militaires.
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| 3. |
Une meilleure utilisation du plaidoyer associatif (advocacy) au niveau national afin de réagir rapidement à des situations d’urgence et à des questions urgentes relatives aux violations des droits de l’homme dont sont victimes les femmes et les enfants dans les différentes régions.
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| 4. |
L’assistance juridique apportée aux femmes et aux enfants victimes de violations des droits de l’homme. |

Le groupe cible rassemble les femmes et les enfants qui ont vécu des violences militaires telles que des tueries, des arrestations illégales, des bombardements et des tortures, qui ont été évacués contraints et forcés et dont la proche famille a été assassinée ou torturée ou a disparu.
Le projet offrira une aide directe à 15 000 personnes. Environ 75 % d’entre elles sont des femmes et des enfants issus du milieu agricole et 25% des femmes et des enfants issus du secteur ouvrier. 15% des membres du groupe cible sont musulmans et d’origine autochtone.
Pour aider ce groupe cible de manière effective et efficace, quelque 100 femmes leaders seront formées à diverses compétences : documentation, assistance juridique, soutien psychosocial, campagne des droits de l’homme, travail en réseau.
Plus de la moitié du groupe cible est membre de Gabriela ou d’organisations associées à Gabriela, ou habite dans des communautés encadrées par Gabriela ou les organisations qui s’y sont associées. L’autre moitié se compose de femmes et d’enfants que des organisations sympathisantes ont orientés vers Gabriela.

L’ensemble du projet, réparti sur trois ans, comprend trois phases :
| 1. |
Une équipe de défense des droits de l’homme sera mise sur pied dans chaque région cible. Les sections désigneront un coordinateur des droits de l’homme et une personne recevra une formation en investigation tandis qu’une autre recevra une formation dans le domaine juridique. Cette équipe coordonnera le travail de défense des droits de l’homme, y compris les missions médicales et juridiques dans sa région. Au cours de cette phase, on publiera également une brochure sur la défense des droits de l’homme et les violations de ces droits.
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| 2. |
Une équipe psychosociale sera constituée et formée de manière adéquate dans chaque section. Un mode d’emploi sera spécialement conçu à cet effet. Au cours de cette phase, les équipes de défense des droits de l’homme recevront également une formation sur la manière de mener des campagnes de défense des droits de l’homme et de faire usage du plaidoyer associatif (advocacy). On planifiera très concrètement la réalisation de ces projets de plaidoyer associatif et de réseau. Pour appuyer ces campagnes, une production vidéo relative aux droits de l’homme sera également réalisée.
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| 3. |
Il s’agit de la phase de consolidation du programme. Les équipes y recevront une formation supplémentaire pour apprendre à travailler de manière autonome par rapport au bureau national. Elles y apprendront aussi comment générer le soutien d’autres sources possibles. Une évaluation aura lieu durant les derniers mois du programme. |

Le projet comprend 3 volets :
1. L'aide directe :
| 1.1 |
L’aide temporaire : cette aide (sous forme de médicaments et de nourriture) est apportée aux victimes de violations des droits de l’homme rencontrées lors de différentes missions liées à l’exécution du programme, telles que des missions d’investigation et de documentation.
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| 1.2 |
Le soutien psychosocial : il est apporté aux femmes et aux enfants au cours d’ateliers de débriefing d’épisodes de stress lors des missions d’aide temporaire, des visites de prisons et des consultations individuelles.
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| 1.3 |
Les visites en prison aux femmes et aux enfants de prisonniers politiques : ceci permet d’évaluer leur situation, d’organiser une assistance juridique et de leur offrir un soutien moral et psychosocial.
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| 1.4 |
L’organisation du suivi de l’aide juridique et du soutien médical et psychosocial grâce aux réseaux : ceux-ci peuvent fournir un soutien spécialisé dans ces domaines.
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| 1.5 |
Le soutien aux personnes dont les parents ont disparu, ont été assassinés ou ont été emprisonnés pour une longue durée : ce volet concerne surtout le soutien relatif à l’enseignement, à la nourriture et à l’aide médicale jusqu’à ce qu’une solution permanente soit trouvée pour ces enfants. Cette action se poursuit pendant une durée maximale de deux ans. |
2. Le soutien des sections et de l’équipe de direction du mouvement de défense des droits de l’homme :
| 2.1 |
Le développement de compétences, particulièrement dans le domaine de la documentation et du suivi des sujets liés aux droits de l’homme, des activités juridiques, du soutien post-traumatique, des réseaux et de l’organisation de campagnes. Ceci se fait principalement grâce à des formations proprement dites, des ateliers de perfectionnement et de brèves consultations lors des visites dans les différentes sections.
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| 2.2 |
La réalisation et la diffusion de brochures, manuels et autres supports de référence. Ce matériel doit être prêt avant le commencement de toute nouvelle formation ou activité qui en requiert l’utilisation.
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| 2.3 |
L’évaluation et la planification sont organisées deux fois par an avec la direction nationale du mouvement et les représentants des sections régionales. |
3. Les droits de l’homme et le grand public : éducation et formation au plaidoyer associatif (advocacy).
| 3.1 |
Grâce à la tenue de forums, de symposiums, d’ateliers, de groupes de discussion et d’assemblées communautaires afin que les gens prennent conscience de leurs droits.
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| 3.2 |
Grâce à des activités collectives telles que des rallyes, des manifestations et des marches au flambeau afin de donner à la population l’occasion d’exprimer son intérêt pour les droits de l’homme et de témoigner du soutien qu’elle apporte à cette cause.
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| 3.3 |
Grâce à un recours aux médias pour répercuter nos actions : déclarations, communiqués de presse et conférences de presse afin d’attirer le plus possible l’attention sur toute la problématique des droits de l’homme.
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| 3.4 |
Grâce à des jeux de rôle au cours desquels des étudiants et des professionnels ont l’occasion d’assister à des activités dans les communautés et dans les prisons. Ces activités permettent de sensibiliser profondément cet important groupe cible. |

Le fonctionnement optimal d’une section provinciale coûte 5,3 euros. Cette somme permet entre autres à l’équipe de défense des droits de l’homme de réagir dans les 48 heures à des situations d’urgence, de fournir une aide temporaire et de mettre sur pied des missions médicales si nécessaire, d’apporter une assistance juridique aux victimes et de mener des campagnes efficaces en faveur de leur libération.

Médecine pour le Tiers Monde, aussi connue sous l’acronyme M3M, est une a.s.b.l. belge reconnue comme ONG pour la collaboration au développement.
M3M opte pour une aide durable qui s’appuie sur les initiatives de la population locale elle-même. C’est pourquoi M3M ne soutient pas des projets isolés, mais apporte une aide structurelle à ses partenaires du Sud. Dans le Sud, M3M est partenaire d’ONG qui œuvrent pour la santé des populations en donnant à celles-ci la possibilité de prendre leur destin en main. C’est pourquoi elle ne se contente pas de soigner les symptômes mais elle prend aussi en charge de manière structurelle les facteurs qui sont à l’origine des problèmes médicaux tels que la faim, la pauvreté et l’injustice.
Depuis sa fondation, Médecine pour le Tiers Monde collabore avec les organisations de santé publique basées aux Philippines. Dès le début des années ’90, M3M a collaboré avec Gabriela, le regroupement national d’organisations de femmes philippines qui bénéficie d’une longue expérience dans le domaine de la protection des droits de l’homme.
Vous trouverez de plus amples informations sur G3W – M3M et sur ses projets les plus récents sur le site www.m3m.be/fr/
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